Banane JOL-WS 3 : L’histoire de Quartz le Granok.

Cette histoire a été rédigée par Valentin P. dans le cadre du concours dît de la « banane ».

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 « Jol jol jol !
- Oui oui je sais ! Si vous me laissiez bosser ça avancerait plus vite ! Criais-je.
- JOL !
- Vous êtes INSUPPORTABLES ! »


Quelles sales bêtes ! Je préfère encore les Chuas je crois !
Je m’appelle Quartz. Enfin, pas vraiment. Mais les humains m’ont toujours appelé comme ça.
Bon, on ne m’a pas donné ce nom avec affection. L’idée était plutôt de me comparer à une pierre sans valeur, quelque chose d’inutile quoi. J’ai brisé les genoux du type à qui je dois le surnom et depuis c’est devenu une sorte de symbole.
Je me souviens encore de sa réaction à ce moment-là. Je lui demandais « patiemment » des excuses mais il continuait à beugler :


« J’ai plus de genoux ! J’ai plus de genoux ! »
« J’vois pas le rapport ! » Je lui ai répondu.


Puis finalement je l’ai laissé tranquille, de toute façon je n’avais plus vraiment besoin d’excuses.
Ben oui une fois qu’ils ont su que je pouvais les casser en deux sans effort, les humains sont devenus très aimables.
Une race vachement intelligente si vous me demandez.
Je faisais partie des mercenaires Granok ayant rejoint le groupe qu’on appelle « Les Exilés » à la conquête de la planète Nexus.
En fait j’étais même lieutenant. On m’a demandé d’enquêter sur la disparition de plusieurs convois dans les environs. Quels environs ? Honnêtement aucune idée, je ne me rappelle même pas du nom de cet endroit. Tout ce que j’en sais, c’est que c’est une fichue jungle et que s’enfoncer là-dedans, c’est du suicide.
Et ça tombe mal, parce que c’est exactement ce que j’ai fait.
Mon unité et moi sommes tombés sur ce qui restait d’une de nos caravanes, et bien sûr, c’était un piège. Une embuscade, un Draken, dix Chuas, je ne sais pas ce qu’ils foutaient là. Je suppose qu’ils nous ont repérés lorsqu’on s’est engagé dans la jungle. Nous on n’a rien vus. La surprise était totale.
Mes hommes sont morts en un clin d’oeil. On ne s’attendait pas à rencontrer le dominion dans cette partie de Nexus, ça ajouté à trop de boissons, trop de poker, pas assez d’entrainement. Ma faute.
Je me souviens très clairement du moment où le Draken a pointé son arme sur ma tête. Mes dernières paroles ?
« Merde, je crois que j’ai oublié de fermer ma porte à clé. »
C’est fou ce à quoi on peut penser au moment où on va mourir.
Dans les holo-comics, les mourants ont toujours une dernière réplique sarcastique et classe à sortir. Et moi, tout ce à quoi j’ai pu penser, c’est ma fichue porte.
Enfin, la bonne nouvelle c’est que je ne suis pas mort. Enfin vous vous en doutiez, non ?
Et c’est une bonne chose, parce que ça me laisse une chance de rattraper le coup pour la prochaine fois. En espérant que la prochaine fois soit lointaine. Mais soyez en sûr, avant de crever pour de bon, j’aurai une réplique digne d’un super-héros !
Enfin, prochaine fois lointaine... Au vu des évènements, je crains d’être un gravillon trop optimiste.
Alors que ce malade de Draken allait me faire sauter le roc, une bande de boules de poils aux longues dents a surgi de la jungle. Ils ont taillé en pièces les Chuas comme le Draken. Franchement ce n’était pas beau à voir, même moi je ne leur souhaitais pas une mort aussi atroce.
Bon d’accord, peut-être que si pour les Chuas.
D’ailleurs, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’autres Chuas pour tout vous dire. Mais après un instant je me suis rendu compte de mon erreur. Ces créatures avaient de longues dents aussi dures que le diamant, des petites griffes acérées, un air vicieux, une odeur pestilentielle et les oreilles pointues.
Quoi ? Non ce n’est pas la description d’un Chua ! Bon ok, ça y ressemble. Comment les décrire autrement ? En fait ça ressemble un peu à ce que les humains appellent des « Trolls » dans leurs vieux contes et légendes. En plus petit peut-être.
Une fois le Draken massacré, j’ai cru que ça allait être mon tour. Et hélas, ce ne fut pas le cas. Ces « créatures » semblaient vouloir me garder en vie et m’amener… et bien chez eux je suppose.
Mes tentatives de communication se sont avérées inutiles. Les petites horreurs ne cessaient ne répéter « Jol Jol Jol ». En fait j’ai décidé de les baptiser les « Joliens ».
Les Joliens donc, m’ont amené dans ce qui semblait au départ être une grotte, mais s’est avéré en réalité être un passage vers l’intérieur du cratère d’un Volcan éteint depuis très très longtemps. En fait je n’en sais rien, mais j’espère qu’il est éteint depuis très très longtemps.
Mais cet endroit est bien plus que ça, car dans ce cratère se trouve les restes d’une ville Eldan. Ce qui m’a le plus marqué je pense, c’est l’incroyable quantité d’anomalies magnétiques de l’endroit. Pas moyen de communiquer avec l’extérieur d’ici. Il m’a fallu me rendre à l’évidence. J’étais coincé avec ces fichues créatures.
Enfin j’étais ! Pour tout vous dire je le suis toujours !
Les petits trolls m’ont enfermé avec un Méchari, enfin ce qu’il restait d’un Méchari, le pauvre avait l’air d’avoir perdu quelques circuits. En fait il avait un sens de l’humour. C’est mauvais signe chez eux !
Il semblait heureux d’avoir de la compagnie. Si si, carrément heureux de la compagnie d’un Granok ! Complètement fou je vous dis ! J’allais lui briser ce qui lui servait de crâne quand il commença à me raconter son histoire. Et franchement si je n’étais pas ici aujourd’hui même, je n’en croirai toujours pas un mot.
Les Joliens sont de petites créatures carnivores pseudo-intelligentes adorant par-dessus tout s’entretuer. Le Méchari pensait qu’il s’agissait d’une expérience ratée des Eldans qu’ils auraient essayé par la suite de supprimer.
De toute évidence, l’extermination fut un échec. Ces bestioles ont du se planquer pendant des années et doivent vivre ouvertement dans les ruines depuis la disparition de leurs créateurs. Et évidemment maintenant, elles prolifèrent.
Obligés de s’aventurer au-delà du cratère, les Joliens ont découvert l’existence des nouvelles races cherchant à s’approprier Nexus. Ou plus précisément, elles ont trouvées la route, la route et les
caravanes. Le Méchari faisait partie d’un commando chargé de raider lesdites caravanes pour couper les vivres aux Exilés. Pas de chance, il a choisi la caravane qu’allaient attaquer nos petits amis. Si ça ce n’est pas le Karma.
Pris par surprise, rapidement désarmé, le pauvre robot les menaça avec la première chose qui lui passa sous la main. Quelque chose que transportait la caravane.
Une Banane.
Un Jolien croqua dedans. La dévora, puis mis la peau de banane sur sa tête.
Et il devint le premier Prêtre Banane de leur espèce.
Non sérieusement, je ne plaisante pas. Ces trucs ne poussent pas sur Nexus et les bestioles en sont devenues complètement folles après avoir mangé celles transportées par le convoi. Ils prirent immédiatement le Méchari pour un envoyé des Dieux destiné à les amener au Royaume des bananes. Après quelques jours passés avec eux, le Méchari réussit à traduire leur langue, C’est ainsi qu’il comprit sa situation. Et c’est ainsi qu’il leur fit croire que les « Bananes sacrées » venaient du Paradis, sur l’une des Lunes de Nexus.
Si vous voulez mon avis, elle devait déjà avoir pris un coup sur la tête à ce moment-là la boite de conserve. Un Méchari avec de l’imagination ? Ne profitant pas de l’aubaine pour balancer ces saloperies sur les rebelles ? Pas le genre de la maison ! Je pense qu’il essayait d’accentuer son côté « sacré » le temps de s’échapper. Dommage, il leur est devenu carrément indispensable.
Eh oui, parce que pendant ses 6 mois de captivité ils l’ont obligé à construire une « navette » pour amener les « élus » sur « la Lune Banane ».
Quel rapport avec moi me demandez-vous ? J’ai une banane tatouée sur l’épaule, un vieux pari perdu avec un vieil ami. Ils m’ont pris pour une sorte d’ange et m’ont probablement sauvé pour ça. Si ce bon vieux Jo’ savait que son gage stupide m’a sauvé la vie…
Le Méchari a rendu l’âme le lendemain de mon arrivée, ce qui m’a permis de récupérer son module de traduction et de me faire comprendre des Joliens.
Ça fait maintenant un an que ce que je vous raconte s’est produit. Un an que je continue le travail du Méchari pour ne pas me faire tailler en pièces.
Et aujourd’hui, c’est terminé. Oh bien sûr il n’y avait au départ pas assez de places pour tous les petits puants, mais le « Grand prêtre » a finit par comprendre et organiser un concours pour sélectionner les deux-cents élus de leur peuple.
Ca a peut-être un peu dérapé, maintenant ils ne sont PLUS que deux-cent. Et c’est une sacrée bonne nouvelle selon moi ! Je n’ai jamais vu de bestioles aussi rancunières, elles iraient jusqu’à l’autre bout du monde pour se venger. C’est à se demander pourquoi leur espèce ne s’est pas encore éteinte.
Evidemment la navette ne les amènera pas sur la Lune, impossible de faire un engin correct avec ce matériel de récupération, mais peu importe, le tout c’est que ça les emmène ASSEZ loin pour que moi je puisse me barrer. Le mieux serait que je puisse envoyer des soldats s’occuper des survivants du crash, mais pas moyen de calculer correctement la trajectoire que va suivre cette machine démoniaque.
Et au final c’est vraiment le dernier de mes soucis.
Ah ! Le Grand Prêtre vient de rentrer dans la navette, c’est le moment !
« JOLIENS ! Prêts au DECOLLAGE ?! » Hurla Quartz en appuyant sur la commande de mise à feu.
C’était une question rhétorique.


Dix ans plus tard…

« Et c’est ainsi que j’échappai aux Joliens ! Finis-je.
- Ouais ouais, on sait. Il est temps de rentrer chez toi débris. On ferme ! »


Dix ans déjà ? J’ai du mal à croire que tant de temps ait pu s’écouler.
Les retrouvailles avec la civilisation furent l’un des moments les plus heureux de ma vie, pendant les 5 premières minutes au moins ! Personne n’a cru mon histoire à part les cinglés du coin.
La plupart des gens pensent que j’ai déserté après avoir perdu mon unité avant de revenir plein de remord. Ils ont même refusé de rechercher la navette des Joliens ! S’ils savaient !
« Ne m’oblige pas à te foutre dehors à coup de pieds au cul ! Insista le Barman
- Ouais ouais c’est bon j’y vais … »
J’ai quitté le service après cette histoire, plus personne ne me respectait assez pour suivre mon commandement, et il aurait fallu que je pète trop de genoux pour y remédier.
Je vis donc de ma pension depuis toutes ces années. Racontant mon histoire à qui veut l’entendre, vivant juste au-dessus du bar dans lequel je passe toutes mes nuits.
Une vie triste pour un type triste. Quand je pense au Granok que j’étais avant cette…

*bruit de chute*

Nom d’une montagne ! Ma tête ! Qui a laissé trainer une putain de peau de banane dans l’escalier ?!
« Une peau de banane… ? » Furent les derniers mots de Quartz le Granok.

Banane JOL-WS 2 : *pas de titre*
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